Le Journal

du Jardin Yili

 

 

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也许是为了重温古代文人造园的旧梦

也许是江南女子异国的深切乡愁

也许是那两张中国和法国的沉甸甸的建筑师文凭

也许是长江的女儿嫁了黄河的儿子

水灵的秉性加注了坚毅的底气

也许是为了太多的法国朋友

只知道日本的造园,盆栽,而不知中国的庭园,盆景

或者,也许,也是为了回答十多年前,离别留言栏里的那句话:

站在艾菲尔铁塔,不要忘记东方的花生和土豆们

朋友们,我们非常想念你们!

许许多多的也许也许

     凝聚塑造了这段故事。

                       《怡黎园记》

 

Peut-être est-ce pour faire revivre le rêve d’un lettré antique de construire un jardin

Peut-être c’est la nostalgie d’une jeune fille à la rive sud du Yangtzé
Peut-être c’est pour ces deux lourds diplômes en architecture, chinois et français
Peut-être c’est la fille du Fleuve bleu qui a épousé le fils du Fleuve jaune

        Faisant infuser du courage persévérant au goût de beauté

Peut-être c’est pour l’affection de très nombreux amis français

        Qui ne connaissent que jardins et bonsaï du Japon, mais non ceux de la Chine  

Ou peut-être, c’est aussi pour répondre à cette phrase écrite sur un panneau il y a dix ans :

        « Debout sur la Tour Eiffel , n’oubliez pas cacahuète et pomme de terre d’Orient »

Chers amis, vous nous manquez tellement !

Ainsi beaucoup de peut-être, peut-être

        Qui ont concrétisé et modelé cet épisode d’histoire.    

-- « Journal du Jardin Yili »

《旅行》

    夏日里,海风煦煦,在巨大的蓝色的尺度里,海轮像一叶白色的叶子,随波逐流。机器的强

大意志,带着一船的生灵去接近另一边的岸,没有到达之前,所有的人都在受着幻想的煎熬,

最舒适的物质文明,也替代不了这份苦难。没有想象多好!没有愿望也没有思考,即使已登上

了这艘船离了岸, 心还在挣扎,仿佛尚可选择。在沉浸的现实中,她选择了理想,在实在的

陆地上,她选择海,日常的家庭生活,她选择旅行,在肉体的爱中,她去追寻精神的爱。时代

给予她一次机会。

   我看到闪烁的星光,她吸引我,她呼唤我,我感到旅行给予心的宁静,又给予转身扭头告别

的痛。

    好在大海会抚慰一切,在她的怀里,就像在母亲的怀里,我像回到孩童时光,我朝所有的人

都笑。

   船上不再有活动的人群,每个人都到了自己固定好的位置上,短期的安置,静下来。他们需

要把海给他的新奇的震撼,消受到感觉深处,波动的韵律传授到神经的每一处。有人开始不舒

适海里的波动生活,心最敏感,脸也无法遮住心理的感受。孩子们有的在哭,大人们则闭上了

眼。船上的娱乐不像在陆地上那么吸引人。我拿着一本书,走出了船舱,拐弯的廊端头是船

栏,轻松的踏着带跟的凉皮鞋往那蓝色走去。

   看不够大海,那份神秘的美。我愿做一滴水,去感受波动,粼光,闪烁,呼啸,像一滴水去

感受阳光,风,飞。手中的书像一盏神灯,在我感触疲倦了,迷失了,它用它的感触经验给我

指点迷津,给我答案。在大海的背景里,我看到我的来程,我的路。

   那里有一站站碑文记号,一直指导着我走向明天。

« Le Voyage »

          En été, la brise souffle en mer. Comme une énorme feuille blanche, le navire vogue au gré des flots dans une critère immense et bleu. S’appuyant sur la volonté des machines, il conduit tous les êtres à bord vers l’autre rive. Avant de l’atteindre, tout le monde est fortement torturé par le rêve ; le confort matériel, bien que plus agréable, ne peut se substituer à ce tourment. On ne s’y imagine nullement !

Sans aspiration ni réflexion, même déjà à bord du bateau qui a bien quitté la rive, mon coeur restait désespérément en lutte, on croyait encore au libre choix. Plongée dans la réalité, elle a choisi l’idéal ; sur la terre, elle a choisi la mer ; et dans la vie familiale, elle a choisi le voyage. Et pour l’amour, elle recherchait l’amour spirituel. C’est l’époque qui lui en a donné la chance.

J’ai aperçu des étoiles brillantes qui m’attiraient et m’appelaient ; je sentais que la navigation m’a donné la sérénité, mais aussi la tristesse de faire adieu en me retournant brusquement.

Heureusement, la mer est habile à tout consoler. Dans son sein, j’avais l’impression d’être dans les bras de ma mère, comme si à l’époque de l’enfance, je faisais un sourire à tout le monde.    

Personne n’est plus sur les ponts, chacun est retourné dans sa cabine ou sur son poste. Installée en un laps de temps, tout redevient calme. Ils veulent faire s’évanouir au fond de leur sensation la curieuse exaltation que la mer leur a faite et transmettre le rythme des ondulations à chacun de leurs nerfs. Certains commencent à ne pas s’adapter à la vie ondulante en mer, le coeur y est le plus sensible, et la mine ne cache pas la sensation du coeur. Des enfants pleurent, des adultes ferment les yeux. Les divertissements à bord sont moins attrayants que ceux sur la terre. Prenant un livre, je suis sortie de notre cabine ; faisant un détour près de la balustrade au bout du couloir, je me dirigeais vers le bleu, à trotte-menu en sandales.

      Jamais de la suffisance en contemplant la mer et sa beauté mystérieuse ! Je veux être une goutte d’eau pour vivre avec l’ondulation et le déferlement de ses vagues, leur scintillement et évasion, pour éprouver comme elle le soleil, le vent et l’envolée des oiseaux. Lorsque je me sens fatiguée, voire égarée, le livre à ma main, telle une lampe magique, m’indique l’issue et me donne la réponse grâce aux expériences acquises. Dans l’arrière-plan de la mer, je vois mon origine puis mon chemin. 

   Là réside toute une série de jalons et d’inscriptions stellaires de notre parcours pour me guider vers un avenir radieux.    

    

《语言》

  我在等待一个人,或一件事来平衡我的世界。

  其实,我是一个孤独者,真正的孤独者。只有书里才能找到对话。那些感动我激励我,启蒙我的语言,他们的思想,吸引我,去追踪,去达到他们已收入视野的境界。他们的神笔把时间凝固起来,把空旷的世界写得有血有肉。然后,我们看到他们拥有一个场所,发着他们内心的光。这暖光像似终极的慈爱,人性的美,安慰着每个理解它的心灵。

  得到这份爱和美的人从此就坚强了。像在他的心灵里注入了锐气。他便能勇敢地去面对生活,坚强的承受人生中的不幸。他就掌握了识辨世间坚强的武器。他就清楚他活着要做什么。

  我渴慕着这些书。我感谢把这些书带入眼帘的人,并且相信他们。

我要把这些书列入系列,教导我的后来者去读他,读遍它。他们也就能感受到慈爱和力量。我要让之后的人记住这些名字。

  语言是有诡秘性的,它经常架于两层或三层含义。让你表达的意义很丰富。我十多岁时第一次使用了它,但它被一双不仁义的手扼住了翅膀。生我养我的土地里会长出这么一双手,柔软而酷厉,像乌云笼罩着一个家族,声调像一曲瞎子阿炳的二胡。

  那匹马,找不到方向,在原地踢踏着,转悠着。我听到你脆响的蹄声。我看到你矫健年轻的身影。没有鞍,没有蹄印的马,那匹年轻,混沌而又天真的马。你是祖祖辈辈艰辛而勤劳,善良的后代,你温良的眼神没法表达你的内心。你用蹄子的舞动,节奏释放你的内心,你的挚爱。我要给你按一副美丽的鞍,让你们瞩目。我要给你找一副钢靴让你奔腾时,不会疾痛。

  你会是千里马吗?你的真,你的纯,你会获得神的喜悦,而承担一次美丽的使命吗?

  在梦想与现实之间架起一座桥,梦想总是不经意的悄悄跨过了一级级台阶,到河的这个岸边来,一步步挨近,一个个呈现,仿佛真有一双神的手,牵引着。

神啊!你怜悯那执著爱的心吧。

  可怜的孩子!这是你真正想要的吗?

  我能得到真想要得吗?

  没有秘密,命运的宠儿,纯洁的心灵是对神的崇敬,也是博得神喜悦的全部。

  我找到了我的语言了吗?片片断断,泣不成声的样子,这是我的声音吗?是一场春雨?还是乡愁里屋檐下的雨滴,泼活的一潭绿水。抑或是秋雨绵绵,阴霾的空气,滋润着的内心,发出的叹息。

 

« Le Langage »
       
          J’attends quelqu’un ou une chose pour équilibrer mon univers.

En réalité, je suis solitaire, une vraie solitaire. Ce n’est que dans les livres que je peux trouver le dialogue. Les paroles qui m’ont émue, incitée et inspirée, ainsi que leurs idées, me conduisent dans la recherche de leurs traces, pour atteindre la limite qu’ils ont eue à l’horizon. Leur plume magique a solidifié le temps et dépeint un monde d’une ressemblance frappante. Or, nous constatons qu’ils possèdent un espace qui rayonne les éclats de leur coeur, cette chaleureuse affection apparemment finale, cette beauté humaine, pour consoler tous les esprits qui les comprennent.

Celle et celui qui a reçu cet amour et cette beauté devient désormais plus résolu (e) et fort (e), notamment plein de vivacité d’esprit. Bien persévérants vis-à-vis de la vie, ils supportent toutes sortes de malheur dans toute leur existence. Il réussit à posséder une arme puissante de bien juger le monde. Il comprend ce que l’on doit faire pour vivre.

  J’adore ces livres. Je remercie ceux qui me les ont apportés sous les yeux. Je suis pleine de confiance en eux.

  Je voudrais classer ces livres en séries pour exhorter ceux qui prendront ma relève à les lire et relire entièrement. Ils pourront sentir l’amour et la force. J’espère qu’ils en retiendront leurs noms. 

  La langue est énigmatique et contient souvent deux ou trois définitions, voire plus, ce qui vous permettra d’avoir de riches significations à exprimer. Je commence dès l’âge de 7 ans à l’assimiler et à l’utiliser, mais on dirait que ses ailes auraient été contreintes par deux mains moins bonnes. Comment cette terre qui m’a procréée et élevée a-t-elle pu sortir ces deux mains, souples mais dures qui voilent comme le nuage noir un clan dont les descendants ont un accent ressemblant beaucoup à un air mélodique joué par A Bing, célèbre musicien aveugle de Suzhou qui excelle à exécuter Erhu, violon à deux cordes, instrument traditionnel très connu en Chine.  

  Le cheval qui ne trouve pas la direction se donne des coups de sabots en ruant sur place. J’entends leurs résonances claires. Je vois de loin ta silhouette agile. Il s’agit d’un cheval sans selle, sans les traces de ses sabots, jeune, naïf et troublé. Tu es la nouvelle génération formée selon le voeux de tes ancêtres laborieux et bienveillants. Tes yeux affables ne peuvent pas exprimer ton intérieur. Par le mouvement et le rythme de tes sabots, tu fais libérer ce qui est au fond de ton coeur et de ton amour. Je veux te donner une selle magnifique pour te faire distinguer ; je veux te donner les sabots d’acier pour que tu ne souffres plus quand tu galopes ventre à terre.

Seras-tu un excellent coursier capable de courir mille lis ? Grâce à ta sincérité et à ta pureté, tu recevras la jouissance de Dieu, et tu assumeras une mission sublime ? 

  Jetant un pont entre le rêve et la réalité, le rêve franchit un à un les perrons, de façon inattentive et en cachette. Le rêve vient à cette rive, il s’y approche pas à pas et apparaît graduellement, comme s’il est entraîné par les deux mains de Dieu.

--Oh, Seigneur, aie pitié de ce coeur d’un amour si persévérant.

--Pauvre enfant, c’est ce que tu veux vraiment ?

--Puis-je obtenir ce que j’ai envie d’avoir ?

Il n’y a pas de secret. L’enfant favori du Destin, l’esprit pur, telle est la vénération pour Dieu. C’est également tout ce qui te permet d’avoir la bénédiction de Dieu.

            Aurais-je trouvé le langage à moi ? Ces fragments, cette mine étranglée par des sanglots retenus, représentent-il mes voix ?  C’est la pluie printanière, ou des goutttes de pluie qui tombent sous les avant-toits lors du complexe, ainsi que l’eau limpide dans un étang remuant. Ou encore, ce sont de petites pluies d’ automne, l’air ombrageux et le soupir d’un coeur humecté.

        

  母亲》

很多人说起与年老的父母关系时。总认为是一种责任,我从未体验过这份感觉。对于父母,我一直保留着一份永远长不大的孩子的依恋。从没有把父母与我的家分开过。然而,父母从来没来我的家生活过。我飞得太远了。认识我的朋友都说我是理想的浪漫主义。我现在想起来,也许缘由是:我一直是父母的宠儿,一直享有着这份亲情。我相信我永远是父母的骄傲、安慰、希望。。。。。我感到,是父母给了我养育 思恋 和爱。我觉得,一辈子没为父母做一件事,父母就已经老了。

我永远的忙,像只不停地飞来飞去的燕子,伏在海面上,点拨着那蓝色的水,让他们产生涟漪。也许是幸福的笑吧。其实,我永远飞不出他们的怀抱,他们是大地,是大海。

一个生命是一个世界。我的世界建立了起来,而父母的世界将要消失。父母的一生告诫着我,生命的无奈和悲哀,艰辛,困苦,恐惧。

   母亲是个孤儿,生在湖北大冶,她的父亲跟着贺龙干革命,骑白马去江西开会,路上,被人告密,砍了头,被挂在了城门上,他叫左彪。在《红旗飘飘》上出现过的名字。三个月的母亲,在黄桥街上送给了左彪的同学卢蓝田。带到了江苏常州。外公在常州水门桥下开了一家湖北面店。这是妈妈的简单家史。外公之后一下子生了六个儿子。母亲从小就带着一帮弟弟,缠着小脚,没上一天学。十六岁嫁给父亲。小镇开面店的同乡店小二。

  母亲给我讲的故事里,还有一些句子在脑海里,她说,结婚的时候,父亲家里比外婆家里穷。轿子从常州东门水门桥走到湖塘桥,进了房门,就得把新娘的那身衣裳脱下来,因为小姑子跟她说,那身衣服是借来的。她说,我爷爷很喜欢看书。经常跟女儿、媳妇们讲书上的故事,晚上总是抚着他的紫砂壶,打麻将。奶奶特好,总是给爷爷做宵夜,送到牌桌上。

   她说27岁那年,轰轰烈烈带头建设湖塘街的街长,民兵队长的父亲被肃反。半夜被抓走了,原因有两条,解放前,参加过三青团,解放后,留宿过一夜的亲戚,他家是地主。公文上说,父亲是躲藏在革命队伍里的阶级敌人。父亲说他没有做坏事,他会回来的。28岁的父亲留下五个孩子和年老的父母,瘦小的妻子,他一去十年。父亲被发送到最北的寒冷的城市佳木斯,劳教七年。在冰天雪地里挖洞,树电线杆。刑满也不准回,一直到得了浮肿病,遇着同姓医生,给他出了病危证明,隐恻之心,给了他第二次生命。

十年啊!母亲,你怎么走过来的啊!…………

   

   第一次死亡离我这么近,让我面对它,正视它。让它到我的心里。并在我的周围呈现出一种寂静悲壮的气息。

  生命的挽歌原来是这样!

  他像悲伤的雨滴打湿我的想象翅膀。我感到脸在黑夜里醒来。在死亡和生活的深刻感动中,又重新注入了深含的内容。母亲,是你在用你的生命过程来教育我呦。你让我二十多年的眼泪像泉水一般涌出来。痛斥生命的无奈!

  你有无数的话要给我说。见到我,又什么没说。只是不停的关照我,不要饿了,要多穿衣服,要当心孩子,照顾好丈夫。你有无限的牵挂,放不下我们。而我是想说,妈妈,上帝很好!你一定要来西方看看。看看我们的花园。我的家。我会把你的名字刻到我的花园里,让你永远伴随我们。

  我第一次感到,世间如果没有母亲,怎么活下去。我抬头看周围,原来世间真的有很多人没有母亲,这头顶就像没有了天,很多人都要活下去。没有了母亲,世间就没有避风遮雨的港湾,没有了家,我这流浪的双脚到哪儿找栖息的屋檐呢?

  你让我看到生活的晚景! 你生那么多的儿女,最后却找不到自己生活的位置。你不断的搬家,家太破了,你搬到新屋里。新屋太寂寞了,不断的叫家人来玩,陪你。保姆总是不称心。到后来,保姆却又呆不住。最后三姐把你承接下来。可三姐又放不下她的家。就把你带到她家。三姐找到了工作,没人来照顾你了,只能把你送到敬老院里。

   敬老院环境很好,房子也是崭新的。像很多地方,硬件很好,但那不是生活的地方。

  我看到你躺在硬硬的木床上,苍蝇满满的在你周围我叫你你看到了我也没有特别高兴,只是问什么时候回来的,我说刚到接你回家,你看我们一家人全来了。你说你们四口人能不能有办法把我弄回家去。我说没问题,按你想要的办,但妈妈,你得给我几天时间,需要跟姐姐调理一下安排。你最想的是回自己的家,重新请个保姆。可保姆太难请了,因为你年老,生病了保姆不会处理,只会打电话。大姐生病,二姐有婆婆,三姐要上班。年纪大了,我想还是得靠在某一个亲人家,跟家人在一起。一家一家想过来,只能去外甥家。

   外甥粗壮些,心也孝顺。他们又缺钱。我们去他家吧。可你又担心敬老院交了三个月的费用。我说没关系,说你太看重钱了。

   其实,敬老院是老人最好的地方。可以相互照顾交流,娱乐,还有医生护士。放在这样的地方我最放心。但我看到了现在的敬老院,还没有这种人文的环境。到办公室找人反映,空调坏了,房间很多苍蝇,怎么没有娱乐,反而被他们数落了一顿,从窗口看看楼下房间的条件,那些老人是那样的警惕眼光。

   母亲说,周围的人,不是聋子就是哑巴,不然就是疯瘫病人,过几天就看到有人死去。现在的床,就是刚死了人腾出的床位。服务员待人不像人,爱吃就吃,不爱吃就不吃,洗澡就是一盆水往你身上浇。那一池水5个人用,谁给小费就待谁好。有件好衣服就会被偷走。你不断的说,你的真丝裤被他们偷走了。

   于是我也塞50元给服务员。要她把母亲经常带到楼下坐一会儿。说好住到月底。在月内,让外甥每周接你回来住一个晚上。改善一下生活,每次付费。

   八月份,中国从南到北那么热,只得取消带母亲外出的念头。

   一个月后,母亲如愿回来了,每天问她想吃什么,就给她作什么,下午带她去打麻将。

  我们一家回到了法国。

   母亲感到日子又有了滋味,然而身体却不绕她。回家吃得好,吃得太胖了,糖尿病,摔倒床沿下。去医院,急救,病危。

   我放下家,放下怡黎园中秋节活动,奔了回去。她见到我回来,马上身体好了起来。手舞足蹈了几天。听我要走,她又病起来。

   现在呆在家,干脆只睡不吃了。谁来她都认得,却懒得说话。我打电话,她也没有力气。我说,要我回家吗。妈妈马上说,要要。

  我说要到101515号,她就不回答了。姐夫说,你说啊!不知哪儿碰痛了,啊,了一声。呆了好长一会儿,那边把电话挂了……

   我心痛。我不孝!我做了那么多事情,却没为母亲做什么!

   我知道母亲都安排好了。好几次和我说,这下我就放心了。我把姊妹定的合约给她念。问她好吗?她答应着。

   我说妈你没花我的钱。这些都是你给的,我能给你什么呢?你笑着说是心。我说我的心,现在只能给你一部分,因为我有孩子和丈夫啊!说完,我又后悔这个回答了。

   说是专程回来陪你,却又被朋友们拉着到处跑。呆在你身边的时间,总是那么少啊!

   欣慰的是八十岁的母亲走的很安祥!她现在可以来法国了!

      

 « Ma mère »
           
         Quand on évoque les liens aux deux parents âgés, beaucoup de gens estiment qu’il s’agirait d’une responsabilité. Jusque-là , je n’ai aucune expérience de ce sentiment. J’avais toujours la dépendance d’un enfant incapable de grandir seule devant ma mère. Je n’ai jamais séparé mes parents de mon propre foyer. Cependant, je n’avais pas eu l’occasion de vivre longtemps auprès d’eux. Je m’envolais dans un lieu très éloigné. Les amis qui me connaissent disent souvent que je suis une romantique idéale. A présent, je me souviens que j’étais toujours l’enfant trop gâté, et je jouis une affection immodérée de mes parents. Oui, je crois que je suis leur fierté, leur consolation et leur espoir. J’ai profondément senti que mes parents m’ont donné l’éducation, l’affection et l’amour. Or, je regrette beaucoup de n’avoir pu faire bonne chose pour mon père et ma mère qui m’ont quitté l’un après l’autre.

  Ayant toujours bien de l’occupation, je ressemble à une hirondelle qui ne cesse de voler ça et là. Quelquefois en se penchant sur la mer, je battais des ailes contre les flots limpides pour créer des ondulations ; c’est peut-être le reflet d’un sourire heureux. En effet, je n’arrivais pas à sortir du giron de mes parents. Pour moi, ils sont la Terre , aussi la Mer.  

Une vie est un univers. Mon univers s’est bâti, et celui de mes parents allait disparaître. Ils avaient une vie malheureuse, et une expérience douloureuse mêlée de peine, de misère et de peur.  Toute leur vie me sert d’enseignements.

              Ma mère, née à Daye, province du Hubei en Chine du Centre, fut orpheline dès l’enfance. Son père figurait dans un livre intitulé : « Le Drapeau rouge flotte au gré du vent ». Il s’appelait Zuo Biao. Il fit la révolution sous la direction de He Long, futur maréchal de la Chine nouvelle après 1949. Lorsqu’il se rendit à cheval pour une conférence tenue dans une cité de la province du Jiangsi, grande base de l’Armée rouge, il fut arrêté à mi-chemin, puis férocement décapité par les autorités locales du gouvernement sous le règne du Guomindang (parti nationaliste qui était au pouvoir depuis 1911), et sa tête était suspendue sur une porte de la ville. Trois mois plus tard, ma mère sans soutien fut adoptée par un camarade de classe de mon grand père, du nom de Lu Lantian vivant dans le quartier du Huangqiao. Ensuite, le père adoptif l’emmena à Changzhou, une ville près de Shanghai. Ma mère n’avait pas eu l’occasion d’aller à l’école et devait s’occupait de ses six frères. A 16 ans, elle avait épousé un petit commis dans une boutique alimentaire.

  Dans les anecdotes que ma mère m’a racontées sur leur vie conjugale, il reste des paroles dans ma mémoire. Par exemple, comme la famille paternelle était pauvre, au moment de leur mariage, ils durent marcher du pont de la porte est au pont de l’Etang-lac près du foyer ; une fois entrés dans la chambre nuptiale, la jeune mariée était obligée d’enlever sa veste neuve, car cet habit avait été emprunté, tout comme lui avait dit sa belle-soeur. Bien sûr, c’était un foyer heureux. Mon grand père adoptatif aimait lire, et racontait souvent des histoires aux enfants ou belles-filles. Dans la soirée, avec des amis, il jouait au mah-jong, une théière d’argile pourpre toujours sous la main ; et ma grand-mère complaisante préparait souvent une médianoche à la table.

  Au dire de ma mère, un autre malheur s’abattit sur la famille quand elle avait 27 ans. Mon père, 28 ans, dirigeait activement l’aménagement urbain Hutang en tant que maire du bourg aussi chef de la milice. Alors se déclencha un mouvement destiné à l’élimination des réactionnaires, il fut arrêté un jour pour deux raisons : il avait été adhéré à ‘‘ la Ligue de la Jeunesse ’’ du Guomindang avant la Libération de 1949 ; et après l’avènement de la Chine nouvelle, il reçut pour une nuit un parent de famille propriétaire foncier, l’une des classes renversées par la révolution. Selon le mandat d’arrêt, mon père était considéré comme un élément ennemi caché dans le rang révolutionnaire. Avant de quitter notre maison, pour nous rassurer, il dit ‘‘Je n’ai commis aucun méfait, je reviendrais bientôt’’. Or, dix ans sans nouvelles, il laissait dernière lui mes grands-parents, ma mère maigre et petite avec ses cinq enfants dont je suis la cadette. En effet, mon père fut envoyé dans le camp de forçat près de Jiamusi, dans le Nord-Est. Pendant 7 ans aux conditions pénibles, bravant un froid rigoureux en hiver, il creusait des fosses pour installer des poteaux télégraphiques ou électriques. Même au terme du travail forcé, il n’avait pas été mis en liberté. Atteint d’un oedème, il fut relâché grâce à l’attestation d’un médecin ayant le même nom de famille. La pitié qui lui donna la seconde vie.

  Au cours de cette décennie, mes deux grands-parents sont décédés. Et je suis née un an après le retour de mon père à la maison.

Oh, Maman, comment as-tu vécu ces dix ans !...

2

La première mort très proche de nous. Je devais y faire face. Qu’elle soit entrée dans mon for intérieur et qu’elle reste un sentiment pathétique autour de moi.  

  Voilà l’élégie de la vie !

   Telles gouttes de pluies affligées, la mort mouillait mes ailes d’imagination. Je sentis que mon visage s’était réveillé dans la nuit. Profondément émue entre la mort et la vie, j’arrivais à y infuser encore un contenu aigü. Oh, maman, c’est toi qui m’éduquais par le trajet de ta vie. Toi, tu me poussais à faire jaillir mes larmes de ces vingt années comme une fontaine qui coule, pour stigmatiser ce qu’on n’y peut rien dans la vie !

   Tu avais d’innomblables paroles à me dire. Mais tu ne disais rien quand tu me vis. Tu n’avais qu’à prendre soin de moi, tu ne laissais être crevée de faim, tu me recommandais à m’habiller chaudement, à élever attentivement mes enfants et à bien m’occuper de mon mari. Jamais tranquille, tu te souciais infiniment de nous.

Moi, je voudrais te dire, Maman, ‘‘Dieu est bienfaiteur’’. Tu devrais venir en Europe, pour voir notre jardin et notre foyer. Je ferais bien graver ton nom dans notre jardin pour que tu sois avec nous pour toujours.

  C’est la première fois que j’acquis à comprendre ceci : Comment vivre sans ma mère au monde ? Je levais mes yeux pour contempler les alentours. Vraiment dans ce monde, beaucoup de gens ont perdu leurs mères, ils continuent de vivre quand même malgré que la voûte céleste semblait inexistante. Sans ma mère, il n’y a plus d’havre ni de famille ; où pourrais-je poser mes pieds errants en vue de trouver un toit à notre refuge ?   

  Maman, c’est toi qui m’as fait découvrir le crépuscule de la vie. Tu as mis au monde nombre d’enfants, mais jusqu’à la fin, tu n’as pas trouvé le rôle dans ta vie. Tu ne cessais de déménager vu la maison délabrée. Pourtant, installée dans une nouvelle habitation, également très solitaire, tu invitais parents et voisins aux amusements chez toi. Et la bonne ne pouvait pas te donner satisfaction, puis s’en allait. Enfin, ma troisième soeur en prit la relève ; tu vivais quelque temps chez elle. Puisqu’elle était occupée dans le travail, la seule issue pour toi, c’était d’entrer dans un hospice.

  Comme de nombreux endroits, l’établissement compte des installations assez bonnes. L’environnement est agréable, la pièce neuve aussi, mais ce n’est pas un lieu pour vivre.

Je vis que tu te couchais sur le lit dur du bois, au milieu des mouches volant. Lorque je t’appelais, tu n’étais contente en me voyant.

--Depuis quand tu es revenue ?’’ me dit seulement ma mère.

--Nous venons d’arriver, répondis-je, et spécialement pour te reconduire à la maison. Tiens, toute ma famille est là !’’

--Vous êtes déjà quatre au foyer, as-tu le moyen de me loger chez toi ?’’

--Pas de problème, on va faire tout ce que tu veux. Pourtant, Maman, donne-moi queqlues jours; je vais discuter avec mes trois soeurs. Il vaut mieux que tu rentres d’abord chez toi. On engagera ensuite l’autre femme de chambre. Oui, c’est difficile d’en trouver une excellente. Tu es âgée, quand tu es malade, la bonne d’aujourd’hui ne sait pas comment faire, sauf un coup de fil au téléphone en cas d’urgence.

Ma grande soeur est malade aussi, la seconde doit s’occuper de sa belle-mère, tandis que la troisième est retenue par son travail. A cet âge, c’est mieux de vivre au milieu de siens.

En mesurant tout, on n’avait plus qu’à compter sur notre neveu, jeune homme robuste et ayant la piété filiale. On réussit à convaincre Maman de vivre chez cette famille relativement pauvre. Ma mère préférait néanmoins attendre un mois, de peur de perdre sa pension payée pour trois mois à l’Hospice.

  A vrai dire, ce genre de maison est la plus idéale pour les personnes âgées. Elles peuvent bavarder et partager les loisirs, tout en bénéficiant des soins de la part de médecins et infirmières. Je suis rassurée si toutes les bonnes conditons y sont réunies. Ce qui est regrettable, c’est le manque d’une ambiance humaine. Climatisation en panne, mouches nombreuses dans les chambres, moins d’activités intéressantes etc... On vous répondait d’un ton sarcastique si vous le signaliez au bureau d’un responsable. Par ailleurs, certaines vieilles pensionnaires vous surprenaient d’un regard vigilant si vous osiez voir par la fenêtre l’équipement de leurs chambres.

             D’après ma mère, parmi ceux qui sont autour de vous, c’étaient surtout, semble-t-il, des ‘‘sourd-muets, sinon des aliénés ou paralysés’’. On succombe l’un après l’autre en quelques jours. Ce lit disponible était évacué juste après le décès d’un malade. Qui plus est, des serveuses maltraitent les pensionnaires plus âgées, tant pis si vous ne voulez pas manger ce qu’elles vous apportent. De même pour le bain ou la douche, vous leur donnez un pourboire, vous aurez un traitement favorable dans un bassin pour cinq personnes, et au contraire elles ne vous verseraient qu’une cuvette d’eau. Souvent encore, une jolie veste disparaît brusquement. Ma mère me le répétait à maintes reprises, son pantalon en soie fut volé par elles.          

              Ainsi, je glissai 50 yuans dans la main d’une membre de service afin de pouvoir m’asseoir chaque fois auprès de ma mère au rez-de-chaussée jusqu’à la fin du mois. Et pendant la semaine, notre neveu ramenait ma mère chez lui pour passer une nuit et prendre deux repas copieux en vertu d’un paiement convenu.

  C’était en août, il faisait tellement chaud du Sud au Nord que nous dûmes renoncer au projet d’emmener ma mère à l’extérieur.

  Un mois plus tard, elle sortit et revint parmi nous. Tous les jours, nous lui préparions ce qu’elle désirait manger. Et l’après-midi, nous l’accompagnions notamment chez des voisins pour jouer au mah-jong.

  Après quoi, mon mari et moi avec deux enfants, nous sommes retournés en France.

  Ma mère vivait des jours de saveur et de joie. Malheureusement la santé ne lui faisait pas grâce. Obèse à cause de la nourriture, elle souffrait d’une diabète sucrée. Un jour, elle tomba par terre. L’ambulance la transporta à l’hôpital ; après secours d’urgence, elle était en état critique.

  En laissant mon foyer et les activités pour le Zhongqiu-Fête de la Lune ( la mi-Août lunaire) prévues au Jardin Yili, je retournais tout de suite en Chine, au chevet de ma mère. En me voyant, contente, elle était en forme pendant que je restais auprès d’elle. Elle tombait malade de nouveau ayant appris que je devais partir.

  Tout simple en ce temps-là, ma mère préférait dormir sans rien manger. Elle savait qui est venu la voir, mais elle ne voulait pas leur dire un mot. Je lui parlais au téléphone, mais elle n’avait pas la force de me parler. ‘‘Tu veux que je rentre ?’’ lui dis-je. ‘‘Oui, oui’’ me répondit-elle toute de suite.

             Je lui dis que je retournerais le 15 octobre, au 15. Elle ne me répondit plus. Je n’entendais que ma soeur l’empresser : ‘‘dis-lui...’’. Il y avait un cri ‘‘Ah !’’. Mon beau frère dit ‘‘Je ne sais pas où elle souffrait ?’’  Un long instant après, le téléphone fut déccroché.

  J’avais le coeur serré. Je n’étais pas pieuse! J’ai déjà fait beaucoup de choses ; mais aucune n’est pour ma mère !

  Je savais que tout est bien arrangé envers ma mère. A plusieurs reprise, j’en suis rassurée.

Je lui lisais le contrat signé avec mes trois soeurs. Je lui demandais ‘‘Commet tu le trouves ? ’’ ;

elle répétait ‘‘oui, oui’’.

            --Maman, tu ne dépenses pas cet argent que je t’ai donné, lui dis-je. Qu’est-ce que je peux t’offrir encore ?

--Ton coeur, me répondis-tu en souriant.

--Mon coeur ? Mais non, Maman, je ne t’en donnerai qu’une partie maintenant, parce que j’ai des enfants et mon mari. !  

Une telle réponse, je la regrettais beaucoup.

  Je me dis que je suis revenue pour t’accompagner spécialement. Mais, je sortais malgré moi avec des amis qui m’invitaient fréquemment. Toujours, c’est moi qui restais très peu auprès de toi !

             Ma mère rendit le dernier soupir le 9 octobre 2005, à l’âge de 80 ans. Ce qui me consolait, c’est qu’elle s’en alla paisiblement. 

Maintenant, elle peut enfin venir en France !  

 

  《于勒兄弟》

于勒是朋友基哈的儿子,三十多岁,雷若汽车厂的技术工头,有一周假期,他来我们家。谢谢你们接待我。他感激的说,第二句话是:我跟珊婷分居了

我们给他安排了房间,倒好了咖啡,坐了下来。

你们吵架了?我还记得两周前,他来我家,高高兴兴地把不舍得吃的八宝饭,带回家与珊婷分享的情景。他们已经同居十年了。他说:她最近有问题,一直走不出小时候的阴影,我帮不了她的忙,只能分居。珊婷失业在家快半年了,她是个热爱工作,不能停下来的人,花了四个月,拿了一个文凭,正在寻找一个场所,从事家庭问题咨询。没想到自己的家却出现了问题。

你不爱她了我问。我还爱她,但是,我需要孤独。我问他珊婷小时候的阴影,十一岁的时候,父母因此离异,母亲也不管她。哦,这就是她立志开精神诊所的原因。但是她总是考虑别人,作事不能尽情,不够自然。

他来我们家是想面对盆景,寻找孤独。

每天,他跟着我先生,站在田里,给苹果树剪枝。中午,我们一边用餐一边海阔天空的聊天,先谈论了他正看的书。《神圣的隐晦》这是一本历史书,真实的历史事件。他小时候感兴趣的JULESVERNE《绕地球80天》,现在感兴趣的书主要是关于大家族的历史,秘密,和宗教,比如:美国人写的《达芬奇的密码》。我问他哪一本书对他最有启发,有一本书JOHN  GRAY写的,叫《男人来自MARSE,女人来自VENUSE》。男人与女人是来自两个不同的世界。男人需要教导人,女人需要诉说。我先生得意地看着我:男人有时候需要独自一人呆着,现在理解女人为什么有那么多的话。

于勒最快乐的事是呆在花园里,面对着盆景。他说。孤独,是为了内心平衡。

            这两年他工作之余,忙的是寻找祖先,他已经追终到1780年了。我问他祖先干什么,农民,巴黎郊区菜农。”“他没参加革命?”“教堂里,材料上只现示姓名,年龄,职业。

对于中国,我只有一件事不理解,西藏。这是我们已习惯了的面对西方朋友的问题,解释一番,叹口气说:中国需要和平,经济发展是硬道理。我们像扮演了一次政要。

于勒捧出了两百年的法国大革命,这的确可以让法国人自豪。她给这个世界带来了平等,自由,民权。这些宝贵而神圣的名字。专制的铁链斩断了--幸福的民族!

只有革命会带给来民主。我惊讶地看着于勒,但他又担心泛滥了的游行,他摇摆着头,还有失业金制度。”“工会成了改革的绊脚石珊婷的妈妈,我认识她十年了,只工作了两年,现在每月收入一千二百欧元,老年人的退休金,社会福利,都要我们下一代负责,收入百分之六十交税,这是我们法规化的社会责任,而不是停留在口上或精神里。”…… 他有很多的看法。

让我惊呀的是最后一天中午的话:

我从小没有宗教信仰,学过两年哲学,如果问我现在信什么,我信佛。声调全是虔诚,只有佛是我内心的。于勒有一双慈悲的眼神,总是笑喜喜的。像佛。他认为耶稣应该是一位卓越的精神医生。有人推断他失踪的四年去了印度。”“为什么不。他说。

这个年青的欧洲人!

他像一只蓝鸟,从他的林子跑到我们的林子,唱几首歌,四顾了不同的景色,扑扑翅膀又飞回到它自己的领地,那个不同的风景的林子。

但愿我们的于勒兄弟,在我们的中国家园里,找到了他的孤独,获得了平和。愉快地回到珊婷身边

 

« Frère Jules »

 

Jules est le fils de M. Kérard. Agê plus de 30 ans, il est chef d’équipe technique dans une usine Renault. Profitant d’une semaine de congé, il est venu chez nous. « Je vous remercie de me recevoir », a-t-il dit avec émotion. Encore sa seconde phrase : « Céline et moi, nous nous sommes séparés».

Je viens de lui arranger la chambre et préparer un café avant de m’asseoir aussi. --«Alors vous vous disputiez ? »

Deux semaines avant, je me souviens, il avait emporté avec joie un bol de riz aux huit trésors spécialement pour Céline. Ils cohabitent depuis dix ans. Mais selon lui, «Récemment, elle a des problèmes. Elle ne peut sortir de l’ombre d’enfance. Et moi, je n’arrive pas à l’aider. On est obligé de se séparer de corps. » Shan est chômeuse depuis déjà presque six mois. Elle aime travailler et ne peut arrêter son boulot En consacrant quatre mois aux études, elle a obtenu un certificat de formation. Elle est en train de trouver un endroit pour donner des consultations sur les questions familiales. Elle ne songeait jamais qu’il existe de problème chez son propre foyer.

           --Tu ne l’aimes plus, n’est-ce pas ? l’interroge-je.

           --Je l’aime encore. Mais, je veux être solitaire, dit-il.

Je lui demande si Céline a des ombres de son enfance.

    --Quand elle avait 11 ans, ses parents ont divorcés ; et sa mère ne voulait pas

s’occuper d’elle.

Oh, voilà la raison pour laquelle elle se déterminait à ouvrir un service de consultations psychologiques. Il y ajoute :

--Elle pense toujours aux autres. Pourtant, elle ne mène pas une affaire à son terme et avec spontanéité.

             Jules est venu chez nous, pour chercher sa solitude en admirant le bonsaï.

Tous les jours, il suivait mon mari, et debout aux champs il coupait des branches de pommier. A midi, en prenant le déjeuner, nous bavardions à tort et à travers. Il parlait de sa lecture de livres, comme «L’Obscur mystérieux » qui raconte de réels évènements historiques. Dès son enfance, il aime lire « 80 jours autour de la Terre  » de Jules Verne. Et aujourd’hui, il s’intéresse plutôt à ce genre de livres sur les histoires de grandes familles, confidentielles et sur les religions. Par exemple le « DaVinci Code » de Dan Brown, écrivain américain.

Je lui demandais quel livre l’a inspiré le plus.  

--Un livre de John Gray, s’intitule : « L’homme vient de Mars, la femme de Venus ».

C’est-à-dire, deux mondes différents. L’homme veut enseigner, et la femme veut parler.

Mon mari, transporté de joie, me regardait, puis a lancé :

    --L’homme veut rester seul parfois. Maintenant, je comprends pourquoi une femme à tant de mots à dire. Ce que Jules aime faire le plus, c’est de rester au jardin, devant le bonsaï.

    --Solitaire, c’est pour équilibrer l’intérieur, souligne-t-il.

Ces deux dernières années, après le travail, il s’affairait à se renseigner sur les racines de sa famille. Déjà, ses recherches, semble-t’il, remontent jusqu à 1780.

Je le questionnais sur le métier de ses ancêtres.  

    --Un paysan, maraîcher en banlieue de Paris.

    --Il n’avait pas participé à la Révolution  ?

    --Aux archives dans une église, on notait seulement le nom, l’âge et la profession.

   --En ce qui concerne la Chine , je n’ai qu’une chose d’imcompréhension : le Tibet ;

problème qu’on a l’habitude de s’affronter avec nos amis occidentaux.

       Après des explications, il ajoutait d’un soupir :

           --La Chine a besoin d’une paix, développer l’économie, c’est la raison de fer.

       Comme si nous interprétions de grosses légumes en politique.

       Jules évoque la grande Révolution française, déja bicentenaire ; voilà la fierté des Français. Elle a apporté à ce monde des mots sacrés comme Egalité, Liberté et Droit du peuple. 

--Il n’y a que la révolution qui puisse nous donner la démocratie. Les chaînes autoritaires ont brisé une nation heureuse !

Je regardais Jules d’un oeil étonné. Néanmoins, il était inquiet devant l’aggravation des grèves. Hochant la tête, il a indiqué en outre :

    --Pour le système des allocations au chômage, les syndicats deviennent la pierre  d’achoppement à la réforme. La mère de Céline, je la connais depuis une dizaine d’années. Elle n’a travaillé que deux ans, mais elle touche 1000 euros par mois. La sécurité sociale et les pensions des retraités sont à la charge de notre génération. 60% de nos revenus imposables, c’est notre devoir social réglementaire, devoir qui ne reste seulement pas à la bouche ou dans l’esprit....

Evidemment, Jules a beaucoup d’opinions. A ma grande surprise, je souviens de ses Paroles prononcées à midi du dernier jour :

           --Depuis l’enfance, je n’ai aucune foi religieuse. J’ai étudié la philosophie pendant deux ans. Si vous me demandez quelle religion je professe aujourd’hui, je crois au bouddhisme. Il n’y a que le Bouddha dans mon for intérieur.

       D’un ton fervent, Jules a les yeux pleins de miséricorde, et le visage toujours souriant.

Il ressemble à un bouddha. D’après lui, Jésus-Christ doit être un éminent docteur spirituel.

--Certains déduisent qu’il s’était réfugié en Inde pendant quatre ans de sa disparition. Pourquoi pas ?

  Ah, ce jeune homme européen !

Tel un oiseau bleu, il vient de son bosquet dans notre bois. Ayant entonné quelques chansons et contemplé des paysages différents, il redéploie ses ailes et s’en retourne dans son fief, cette forêt d’autres aspects. 

Que notre frère Jules puisse trouver sa solitude et la paix dans notre foyer chinois et qu’il retourne avec joie auprès de Céline !

 

           

 

1 

 

诗歌是心里涌出的

明朗悦耳的声音

惊奇地与美丽相遇

留下的痕迹

象溪流里的石子

激情冲击着

没有那份爱

就没有那首歌

 

2

 

你是冬天里炎炎的太阳

你是夏日里凉爽的风

你不是我怀里拥有的爱人

却弥漫整个渴望的天空

  

 -1-

Telle une voix mélodieuse et claire

La poésie a des empreintes léguées

Par l’étrange rencontre avec la beauté

Les strophes sortent du fond du coeur

Tels des cailloux dans une rivière

Qui sont heurtés par un élan

Il n’y aurait plus ce genre de chant

Sans ce sentiment fort de l’amour

 

           -2-

Tu es le soleil brillant de l’hiver

Tu es la brise fraiche en été

Tu n’es pas mon bien-aimé

Que je possède dans mes bras

Mais tu remplis mon azur d’espoir

 

《小小的礼物》


有一种思念,想跟你诉说。

那是冬天思念夏天,

一份无奈的情怀。

那是树枝牵挂树叶.

一般蒙蒙的绿意。

那是大海拥着岛屿,

不尽的温柔,不尽的回忆。

那是眼泪、笑语、忧伤、欢喜.......

躲在小小的礼物里面,

放飞。

  

Un petit cadeau

J’ai une nostalgie à vous dire

C’est l’été qui manque à l’ hiver

Un tel sentiment malgré soi

C’est le reflet de la verdure

Comme s’entrecroisent branches et feuilles

C’est la mer qui entoure ses îles

Avec douceur et souvenir sans bornes

En se cachant dans ce petit cadeau

Ce sont larmes, rire, tristesse et joie...

Qui s’envolent.

   

 

枝叶情怀

你触动我的心,我不再让你走

到底是为何,你总是满面泪流

都是因为我们的根,我们的那棵大树

你是绿叶,婀娜在空中舞动

我是枝杆,褐色的木质只能负荷

过去的岁月刻进年轮里

春 夏 秋 冬

你的颜色让我相信生命的循环,因果

你的声音成为我新编织的乡愁

为留在这异国的泥土里,又添了一份理由

你的眼泪触动我,我不再让你离开我

 

L’Elan des feuillages

Tu m’as touchée au coeur

Je ne te laisse plus partir

On s’est pas encore dit ‘‘je t’aime’’

Tu commences déjà à pleurer

Tout à cause de nos racines

Tout à cause de notre grand arbre

Tu es une feuille verte

Qui flotte dans les airs

Je suis une branche du bois brun

Toutes mes forces sont là pour te supporter

Laisse les jours écoulés se graver dans les cernes

Le printemps, l’été, l’automne et l’hiver

Tes couleurs me font croire au cycle de la vie et à la fatalité

Ta voix devient la mélancolie que je viens de tisser

C’est une autre raison de rester au sol d’un pays étranger

Tes larmes m’émouvent, je ne te laisserai plus me quitter.

 

《漓江情诗》

用你那一阵风似的眼波

投向这一往情深的流水吧

让飘浮迷漓的晨光

诱惑他到山麓间去做不息的穿越

以你那往日如梦的静思

驶进他那不宁的心胸所翻卷的浪花吧

不要告诉他你已漂泊到何处

让他用闪亮的笑波凝视着你

Au Lijiang lyrique

Porte tes regards, tel un souffle de vent

Sur cette eau qui coule affectueusement

Que les éclats brumeux du soleil matinal

La guident dans la traversée des collines

Avec ta libre pensée jadis comme un rêve

Entre dans les flots impétueux qu’elle soulève

Ne lui dis pas où tu voltiges en ce moment

Pour qu’elle te suit de son sourire brillant

 

 

 
 

《女儿》

    我有一个人见人爱的女儿,几乎所有的朋友都曾用羡慕的口吻赞赏过她,想当干爹干妈的也大有人在,最后我把女儿寄给了一位法国老朋友丝勒维,因为她很喜欢孩子又没有孩子,在我遇到困难的时候她总是在我身边。考汽车驾照,她陪我去,在我上车考试前,拉我一旁偷偷地伸出右手,中指压着食指,只给我看,这样会给你带来好运气。她说。遇到周五又是十三号的日子,她会拉我一起去买彩票,她的说这是中奖的最佳日子。更感动我的是当我生女儿住医院,她每天在中午休息的一个小时里,总要来看望我,给我带来鲜花和降温的水。

  女儿来到人世也不容易,我真是盼星星盼月亮的每天在等待。

我去找医生,医生给我一张表格,于是我画了一年的体温表。朋友说你来看我临产吧,他会带给你好运气的,于是我陪她去临产。另一位朋友说跟我一起祷告吧。于是我真心诚意地唱圣经的歌:有一件礼物你收到没有,眼睛看不见,你心里明白,这一件礼物,是归你所有,为了你别人不能收

真的那天,我的女儿从无穷的天际,她飘啊飘啊,她选择了我的心田。来到了我的生活中。

女儿的成长历程也是我们全家生活事业成长的历程。

生女儿的那一年我们买下了一块土地,女儿一岁的时候,我们开始做进出口生意,女儿两岁的时候我们建起了楼房,女儿三岁的时候,我们开始建中国园林。并给他起了个和女儿一样的名字:怡黎。女儿在我的怀里,在我的扶手间,在我的故事里,一天天长大。某天我跟朋友说,我们看了一部感人的纪录片,题目叫决斗。车上三岁不到女儿说:不对妈妈,是决战。决斗是两个人打架,抗洪救灾是决战。朋友们惊叹不已。

女儿一天天长大了,她开始掉牙了,同时也开始她玫瑰式的梦,我开始小心翼翼的捡拾她梦的丝线,一点点地培养她实现梦想需要的努力。并竭尽能力地告诉她学习的方法,做人的道理。我们默切地手牵着手向前走 。某天,她在一帮记者朋友面前,写了一首诗 啊,蓝蓝的天。啊,绿绿的草。啊,红红的花。啊,亮亮的世界。

六岁的她,真让人刮目相看,

我很庆幸女儿健康幸福的成长。我希望自己的感悟,能适当地启迪女儿,把母爱酿成营养汁,灌溉在她的根部。使她成长为一棵枝叶葱绿的大树。

         « Ma fille » 
   
         J’ai une fille, tant adorable pour quiconque l’a vue. Presque tous mes amis lui font l’éloge d’un ton envieux. Nous avions un embarras de choix parmi celles qui voulaient devenir sa parraine Finalement, j’ai choisi Sylvie, une amie de longue date parce qu’elle n’a pas d’enfants, qu’elle l’aime fort, et qu’elle est toujours auprès de moi quand je rencontrais des difficultés dans la vie.

Alors je devais passer l’examen pour mon permis de conduire, elle m’accompagnait à l’auto-école. Avant que je monte au volant, elle m’entraîna à côté, en tendant furtivement sa main droite en signe de croiser l’index et le majeure : « Ca porte chance pour toi» me dit-elle. Chaque fois, le jour du 13, vendredi, elle m’emmena au Loto, me disant ‘‘C’est la meilleure journée de gagner.’’

Ce qui m’a touché le plus, c’était lors de mon accouchement à l’hôpital, elle venait régulièrement me voir à midi pendant une heure où elle devait se reposer, en m’apportant des fleurs et de l’eau fraîche.

  Ma fille vint au monde non sans peine. Je l’attendais jour et nuit comme la lune et les étoiles. 

Au cours d’une consultaton, le médecin m’avait donné une liste et sur laquelle j’ai noté ma température pendant presqu’un an avec un thermomètre. Une amie me conseilla de voir les préparatifs de son accouchement qui me permettra d’en tirer bon augure ; oui j’acceptais de l’accompagner. Encore une autre me convainquit d’aller à l’église ; oui, de tout mon coeur, je chantais des paroles de la Bible , par exemple :

As-tu reçu un présent, mais invisible.

Tu comprends que ce cadeau t’appartient,

Et pour toi seule, personne ne peut l’avoir

... .......

Vraiment, ce jour-là, ma fille provenant du ciel, voltigeait en descente pour élire enfin mon coeur. Elle vint dans ma propre vie.  

Le grandissement de l’enfant marque également l’épanouissement de l’oeuvre et de la vie dans notre famille. L’année où notre fille vit le jour, nous achetâmes une parcelle de terre. La 2è année, nous nous engagions dans l’import-export. Quand notre fille eut deux ans, nous avons construit une maison. Alors à trois ans, nous commencions à bâtir le jardin du style chinois, lequel nous appelons Yili, le même nom que notre fille. Elle grandit chaque jour dans mes bras, dans ma chambre, aussi dans mon histoire.

            Un jour, je dis à un ami que nous venions de voir un documentaire intitulé : « Le Duel ».

---Non, Maman, c’est la bataille. Le duel, c’est la bagarre entre deux individus. Et la

bataille, c’est la lutte contre les inondations et les secours aux sinistrés.

Ainsi répondit notre fille de 3 ans installée dans la voiture. Ses paroles ont beaucoup étonné des amis présents.

     Ma fille grandit davantage avec le temps qui passe. Elle commençait à perdre ses dents de lait, aussi à caresser ses rêveries de rose. Donc, je prends toutes mes précautions de ramasser les soies de ses désirs et de veiller à lui cultiver petit à petit les aptitudes permettant de réaliser son rêve. Je m’efforce de lui enseigner la bonne méthode pour les études et les raisons d’être utile et de droiture dans les relations humaines. D’accord tacite, nous marchons souvent la main dans la main. Un jour, devant un groupe de journalistes, elle a composé un petit poème :

                             ‘‘Ah, le ciel bleu,

Ah, l’ herbe verte ;

Ah, les fleurs rouges,

Ah, le monde lumineux ! 

Cela a souscité une appréciation particulière puisqu’elle n’a que six ans en ce temps-là.

  Je forme le vœu que ma fille grandisse validement et heureusement. Je veux de tout coeur que ce que que j’ai ressenti puisse initier ma fille à faire de l’affection maternelle le jus de nutrition et pour arroser ses racines, de sorte qu’elle devienne un grand arbre aux branches et feuilles verdoyantes.        

 

 
 

 

《日子》

  我跟先生坦诚地说出我想做的事。他不在乎,他一边看他新蒸的馒头,一边爱理不理,我缠着要他听我读一个片断日记。他总说: 不感兴趣。他甜滋滋的看着刚出笼的白馒头,脸上全是洋溢的喜悦。用手指按了一下,馒头凹了下去,即又鼓了起来。

我说你就听我读这么一小段,好吗?你高兴读就读呗。他盛了一碗辣萝卜条,坐在餐桌前,面前摊开了今天的报纸。翻到一页,他读出了声:男人不结婚的理由.他一边读,一边想从中找到几条针对我的,却没有找到。我拿着本子站到一旁,就开始念起来:

  杏花二月,在生活里已经没有确切的含义了,可一种久远的情绪还抚弄着我,捉不住那到底是什么?没有形状,没有颜色,湿湿的,细细的,滋润着,看不见,却感觉得到!

刚过冬天,麦苗绿油油的,田埂上蹦跳着一帮清纯的孩童,大地咋打了一个盹,就醒来了,它张开慈祥的手,拂过村庄挨着的村庄,所有的生命都在领受春的执爱!

    我又要离开这块养育我的土地了,我是那么深切地说,乡愁!二十五年了,乡愁越积越浓。每次在外面我疲惫了,只要再踏上青石板的街道,看到街坊邻居在井台上洗菜,清衣服,亲情就会涌上心头。再听那乡音,走进那小吃店,我又实实在在地触摸到了生活的质地,好象世界恒久不会变,心灵又有了依托,身躯又注入了原气。我知道在生活中有很多无奈,但它告诫我执着地做自己喜欢做的事情。

     又翻了几页读了另一段。。。。。。

  你写的这个没有情节,看书,我所有的描写都跳过去的。这是信息时代了,还有谁关心谁的感受,需要故事,情节,在那里面找到自己的影子,最好!他不耐烦的扔出了几句。

我又从本子挑了几段事情,再把中心思想,一份生活体验,对文化,历史的思考,积在一起塞给他听,说着说着,我的思想也清晰多了。,他突然很认真地说了一声,我举头看他,没有明白过来。他笑着对我说:你会写成功的。我不信似的问他真的?你不是开玩笑?你逗我!”“真的,冲着你的这份执著,你肯定会成功的。他又换了口气:你那么想写,我们出了钱也要帮你写。他又摆出牛样子了,我高兴他说的会成功,原来是这层意思。亲爱的,我还是谢谢你。”“你现在什么都不要想,一心一意把它写出来吧!”“我真的需要你的理解,我也想了解我自己。

快点找个台阶下。

没想到接着下来的几天,当朋友来访,他总不时地露出我要写东西的信号,弄得我神秘秘的不知怎么掩盖。他说是给我加压,但不管怎样,我心里还是甜滋滋的。

                               

« La vie quotidienne »

         A mon mari je dis franchement ce que je veux faire. Mais toujours, il fait l’indifférent. Sans y attacher aucune importance, il ne regarde que des pains à la vapeur qu’il vient de préparer. Et moi, je tiens à le forcer d’écouter quelques passages de mon journal. Il dit pourtant ‘‘Je ne m’y intéresse pas ’’. En voyant avec satisfaction ses blancs pains réussis, il leur fait un bon visage. Il appuie son index sur un pain. Et le pain devenu creux regonfle tout de suite. 

Je dis que tu m’écoutes la lecture de ce passage, d’accord ? ‘‘Comme tu veux !’’ Il remplit un bol de rave pimenté, et assis près de la table, il se met à feuilleter un quotidien. Après une page tournée, il lit à haute voix : « Les raisons d’un homme qui refuse de se marier ». En lisant, il veut chercher quelques lignes pour me contrarier mais, il n’a rien trouvé. Je prends le carnet près de lui, je débute mon journal :

        ‘‘Au février où fleurit l’abricotier, il n’y a plus de sens précis dans notre vie.

Pourtant, une émotion lointaine me câline, je ne sais pas quoi signifier. Sans forme

    ni couleur, humide, fine, elle humecte, invisiblement, mais je la sens !

        ‘‘L’hiver vient de passer, les pousses de blé verdoyantes, un groupe d’enfants

naïfs bondissent sur une diguette des champs. La terre se réveille après un bref

sommeil. Elle déploie ses mains bienveillantes de village en village. Toutes les vies

ont la même bénédiction du printemps !    

‘‘Une fois de plus, je vais quitter cette terre qui l’a élevée. Tellement émue,

je dis la tristesse natale ! Vingt-cinq ans se sont écoulés, la nostalgie s’accumule

plus lourdement. Quand je me sens épuisée à l’extérieur, je retourne une fois

au pays natal. Mon coeur est rempli d’une affection lorsque je marche de

nouveau dans cette rue dallée, en voyant nos voisins faire la lessive et laver

les légumes sur les terrasses d’un puits. Puis, j’entends cet accent, j’entre

dans cette friandiserie, je touche réellement la nature de cette vie locale,

comme si le monde reste fixe en tout temps. Et mon âme retrouve son appui,

mon corps est infusé d’une vitalité originelle.’’

           Je tourne quelques pages avant de lire d’autres lignes... 

--Aucune intrigue n’est dans tout ce que tu as écrit. Quand je lis, je saute

toutes les descriptions. Nous sommes au temps des informations, qui s’intéresse

les expériences d’autrui. On veut des histoires et des circonstances. Il vaut mieux

que tu y trouves ton ombre ! lance-t-il impatiemment.

      Et je choisis encore d’autres épisodes dans mon journal, je le fais écouter un mélange du

thème central, d’expériences vécues aux réflexions sur la culture et l’Histoire etc. Tout en parlant, mes idées 

deviennent plus claires. ‘‘C’est bon !’’ dit-il brusquement, d’un air sérieux. Je le regarde

en levant la tête sans rien comprendre.

--Tu réussiras au courant de la plume ! m’indique-t-il en souriant.

--Vraiment ? l’interroge-je, Tu te moques de moi, ou tu me taquines!

--Oui. Tu y arriveras sûrement avec une telle ardeur.

Puis en changeant de ton, il ajoute :

--Puisque tu a envie d’écrire, notre argent va t’aider à l’accomplir.

Se donner de grands airs, voilà ce qu’il me souhaite dans l’oeuvre !

    --Mon cher, je t’en remercie quand même..

    --Maintenant, tu n’as qu’à l’écrire corps et âme, sans rien songer.

--J’ai vraiment besoin de ta compréhension, aussi je veux connaître moi-même. 

  Il faut chercher une perche pour m’éloigner vite.

  Et quelques jours plus tard, contre toute attente, quand des amis viennent nous voir, il leur a révélé parfois le signal qui montre que je désire écrire quelque chose. Devant un embarras miraculeux, je ne sais pas comment le dissimuler. Il dit que c’est pour m’infliger une pression.

Malgré tout, je me sens vachement contente.     

    

 

    

 

 
 

《婚姻的艺术》

丈夫说婚姻是宽容。        

                                  妻子的体会,婚姻是妥协。

                                  许多人说生活是艺术。

 婚姻是不是艺术?

 对于丈夫来说,妻子是他眼前把握玩味的物品。他会时不时地端摸着她。没有把握的猜测她

的含金量。他会分阶段的,一件事一件事地在心里无意识的评判她,她的任何缺点都逃不过

他的眼。她的动作,她的处事待人,她的形态。她的许许多多细小的枝节。都会深深的落在

他的评判的坐标上。

 许多人说婚后老公不再看老婆了,麻木了。情感的思维麻木了,但社会价值的坐标却一天天

建立起来,而且根据丈夫的趣味,坐标体系带有了他个人的色彩。为了在家庭的山头上称

霸,他有意无意的蔑视情感。

 婚姻的坟墓里,其实每天在进行着战争。两个星球的战争,火星与水星的战争,赢者为王,

败者为奴隶。这种战争进行着一生。要么是夫妻人生磨砺出道,像玉石,透明清澈,从贫乏

中得到解救。从平庸中拼杀出来。要么半途解除了战争状态。

 或者他们永远生活在山的那边,与世隔绝的地方,一辈子艰辛的谋生。

 妻子最好的人生哲学是建立独立的自我的价值体系,摆脱丈夫的强权和奴役,在自己建立的

坐标里,按自己的审美意图画那根人生轨迹线。

 丈夫会用宏观社会现实力量建筑他的池塘。他会得意地套住你的话。多大的池塘养多大的

鱼,你想当怎样的鱼你去找别的鱼去妻子说。丈夫又说:我不感兴趣那些红

鱼,你就当那条狮子头吧。”“我不当池子里的鱼,如果你是池塘." 我是岸边的石头,可

以倒映在水里.

  自己有自己的风采。

 

  « L’art du Mariage »

 

    L’époux dit que le mariage est une tolérance

                    L’épouse croit alors qu’il est un compromis

                    Beaucoup disent que la vie est un art

                     Et le mariage est–il également un art?

          Pour le mari, l’épouse est un joujou auquel il sait bien se délecter sous les yeux. Il la touche de temps à autre en admirant. Il devine sa teneur d’or quand il est dans l’incertitude. Il la juge inconsciemment dans son coeur, étape par étape, chose par chose. Aucun de ses défauts n’échappe à son oeil. La figure de sa femme, les allures, les comportements envers les gens, et d’innombrables bagatelles sont longuement installés dans les coordonnées de son jugement.

          Beaucoup de gens disent que le mari n’admire plus sa moitié après le mariage. Indifférent, la pensée sentimentale est engourdie. Mais, les coordonnées de sa valeur sociale se sont établies jour après jour, et au terme de son goût, le système des coordonnées porte les particularités de sa nuance. Exprès ou sans dessein, il outrage le sentiment dans le but de tyranniser sur le repaire de foyer.

          En effet, une guerre se déroule tous les jours dans le sépulcre du mariage. Une guerre entre deux étoiles, le Mars et le Mercure. Le vainqueur sera roi, et le vaincu esclave. Un telle bataille dure toute la vie. Ou bien, le couple a trouvé la juste voie par de rudes épreuves, tel un jade, pur et transparent, délivré du dénuement et sorti d’une banalité jusqu’à la limite de ses forces. Ou bien, ils s’arrêtent à mi-chemin, en levant l’état de guerre. Ou encore, toute leur vie durant, ils vivraient à jamais par delà la montagne, un endroit bien isolé, pour chercher péniblement à gagner leur vie. 

  Pour la femme, sa parfaite philosophie pour la vie, c’est de créer son propre système de valeurs indépendantes et de se débarrasser de la puissance et du joug de son mari. Elle veut tracer sa propre trajectoire selon sa conception esthétique dans ses coordonnées fixées.

  Quant au mari, il excelle à creuser son étang par la réaliste force macro-sociale. Il questionne habilement tes paroles. Tel étang élève tel poisson.

--Quel poisson veux-tu être ? m’interroge-t-il.

--Vas chercher le poisson autre ! lui réponds-je.

--Je ne m’intéresse pas à ce poisson rouge, alors tu te sers de celui à tête de lion !

--Je ne veux pas être le poisson si tu es l’étang. Je suis une pierre de la rive, j’ai mon reflet dans l’eau.

       Bref, chacun son attitude d’âme (son beau maintien).   

   

 

思念花1

  思念一个人,是生活的一种习性。其实,真正需要的是寄托一种情思,越遥远,越不可及, 

越不可思意,你越可想象。不知觉中,你把美好的愿望都表现了出来。心底深处,呈现一种景

象。迷恋一份美。与经济地位,利益,商业行为,操作,这些有目的,不讲过程,只求目的的

行为区分了出来。

  你把亲情,友情组合在一起,说乡愁。

  你把过去,将来连结起来,说因果。

  但纯粹吗?你的心是真的,难道就不会不知觉中堕落到现世的价值体系,一种安全感的保障

里?

  多少个夜晚,无法入眠,转侧不宁。于是我说,没有!不是!没有!这么说着,心里轻松一

些。于是,我又忧忧地滑入于梦中。

 

 思念花 2

  她像一壶成年的酒,醇香,清纯,词汇不能形容。她的举手投足,她的言谈巧笑,她的那道眼

神,关切的声调,筑起了那迷人的氛围。你不再是现实中的你,你在梦里,你在她温暖的光照

下。你脸上没有了笑,只有心中隐隐的痛。你想挣扎,可那道无形魅力的绳索捆绑着你,你想呐

喊,可心里只有一个词“爱”。你像落水的孩童,落在自己的爱的感受里,她就是岸,可你到

达不了。你的眼神全是无助。你看到她的眼泪在悄悄的溢出来,不忍心侧过头。她去亲她的孩

子,把口红烙在孩子的额上,脸颊上,再用手指去抹,然后再笑。

  你凝视着,感受着那份温存,让它融入到自己的心里。你感受到自己在升腾,那么纯洁,那是

一种母爱的升华,无欲。痛苦,怨恨,都会被融合。人与自然的境界是天人合一,那么人与人的 

融合就在一瞥的霎那完成。

  我说,文化,我说过去,我说我的根。看她流泪就如自己流泪,她在感受,自己也在感受。

她说,还是第一次遇到像我这样爱做梦的孩子,我说,还是第一次有这种思念的痛。我喜欢你的

声音,她说。我喜欢你说,comment ca va? 很舒服。她闭着嘴,想隐诺心底的喜悦。我问什么

时候再来巴黎?明年吧,她说,十月份,路过巴黎一天。我没有回答。我说,我不想打电话了,

她也没有回答。

  她说她要走了,她朝向我要跟我告别。我说我们能拥抱吗?当然,她说。我合适地拥她在怀  

里。让一种流泪的呼吸吸进胸口,贴着脸,抬头望她,却是一脸的绯红。

“再见”,“再见”。

                                           Fleur de la pensée I

(Etincelles de souvenir)


           
Penser à quelqu’un, c’est une habitude dans la vie. En effet, ce qu’on a besoin vraiment, c’est de se confier à une passion. Plus vous la trouvez encore éloignée, hors de portée, inconcevable, plus vous voulez l’imaginer. Spontanément, vous faites manifester la belle aspiration et au fond du coeur se forme un aspect et s’éprend un charme. Cela se distingue de ces actions liant aux positions et intérêts économiques et aux opérations commerciales qui ne cherchent que les profits avec des objectifs dépourvus de processus.

Tu combines la parentèle avec l’amitié, en les considérant comme la nostalgie.

Tu joins le passé à l’avenir, en les considérant comme la fatalité.

Mais, c’est pur et simple ? Ton cœur est sincère, est-ce possible qu’il soit tombé dans le système des valeurs d’aujourd’hui et dans une garantie d’être en sécurité et en paix ?

Combien de nuits, je ne pouvais pas m’endormir, je me tournais et retournais dans le lit. Alors, je répétais non ! si !non ! En me disant comme ça, le coeur devient détendu. Par conséquent, je me glissais doucement dans la rêverie.

 

                       Fleur de la pensée II

Elle est comme une vase de vin vieux, parfum suave, clair et pur. Le vocabulaire n’arrive pas à le décrire. Sa gesticulation, son sourire adroit, l’expression de ses yeux et le ton attentif de ses paroles, constituent un charmant abord facile. Tu n’es plus dans la réalité, tu es dans le songe, tu es sous ses rayons doux. Tu n’a plus le visage souriant, tu as un coeur chagriné. Tu veux lutter désespérément ; la corde d’une fascination invisible te ficèle solidement. Tu veux crier, mais il n’y a qu’un mot dans ton coeur : ‘‘l‘Amour’’. Tu ressembles à un gamin se noyant, tu es tombé dans l’amour que tu vis ; elle est la rive, mais tu n’y arrives pas, dépourvu de tout secours dans tes yeux. Tu vois qu’elle tourne la tête pitoyablement, des larmes jaillissant de ses yeux. Elle est allée caresser son enfant ; de son rouge à lèvres elle lui marque le front et la joue, puis elle l’essuie de ses doigts, en laissant un sourire satisfait.

Ayant l’oeil fixé sur elle, tu éprouves la part de cette affection, et tu l’intègres dans ton coeur. Tu sens que tu te raffines, de façon tellement pure ; il s’agit d’un sublime de l’amour maternel, sans désir. La souffrance et la haine, elles sont toutes fusionnées. La limite entre l’Homme et la Nature , c’est leur fusion. Et une telle intégration soit accomplie en un clin d’oeil.

Je parle de la culture, je parle aussi du passé et de mes racines. Je la vois pleurer comme si je pleure. Elle vit ses expériences, et je vis les miennes.

Elle dit que c’est la première fois qu’elle rencontre une enfant comme moi qui aime caresser tant un tel rêve. Je dis que c’est la première fois que j’ai la tristesse d’une telle nostalgie. J’adore ta voix. Je dit « J’aime entendre que tu parles ‘‘Comment ça va ?’’ ». Elle ferme la bouche, voulant cacher la joie dans son intérieur. Je lui demande quand elle viendra encore à Paris ? L’an prochain, dit-elle, probablement en octobre, un jour de passage. Je ne lui répondis pas. Je dis ‘‘je ne veux plus te téléphoner’’, elle ne me répondit pas.     

     Elle dit qu’elle s’en allait. En m’adressant, elle prenait congé. Je dis ‘‘Pouvons-nous nous embrasser ? ’’ ‘‘Bien sûr’’, me dit-elle. Je lui ai donné des accolades convenables, pour que ma poitrine respirait un souffle en larmes. Après une bise d’adieu sur la joue, et en la regardant, je trouvai qu’elle rougit de plaisir.

       ‘‘Au revoir !’’ 

 
 

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